Découvrez les 5 Patterns pour créer une Histoire Inoubliable

Tout le monde sait ce que c’est qu’une histoire pas vrai?

Mais est-ce que vous savez ce qui fait qu’une histoire est bonne et captivante ? Vous savez celle qui vous scotch à votre siège et qui vous empêche de décrocher, sans que vous vous en rendiez compte.

Il existe cinq paternes que l’on retrouve systématiquement dans chaque histoire et vous savez quoi ? Ces paternes sont directement inspirées de la nature.

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Une histoire c'est quoi?

Une histoire est composée généralement d’une structure qui a un début, un milieu et une fin dans lequel on retrouve une thématique globale.

On ajoute à ça le cocktail, personnage, lieu et événement et on obtient le fondement d’une histoire.

Mais ce qui se cache derrière chaque histoire mémorable, c’est le code dramatique que l’on retrouve dedans. Ce code, c’est un process qu’on trouve généralement enfoui subtilement derrière les actions qu’un personnage est prêt à faire pour obtenir une seule chose, un changement.

Dans le code dramatique, le changement est alimenté par le désir et c’est ce désir d’obtenir quelque chose qui va faire que votre histoire va devenir captivante.

Pour résumer rapidement, une bonne histoire, suit ce qu’une personne désire, ce qui elle est prête à faire pour obtenir ce désir et ce que ça va lui en coûter tout au long de sa quête.

La raison pour laquelle ce concept de code dramatique fonctionne aussi bien en storytelling, vient du fait que l’être humain cherche constamment à devenir une meilleure version de lui-même, psychologiquement et moralement. Au fond, on adore ça.

La question à se poser maintenant, c’est comment on fait pour raconter l’histoire avec cette quête du désir. On va devoir mettre bout à bout des séquences qui vont à terme créer notre histoire et c’est là que la nature rentre en jeu.

Il y a 5 patterns qui nous permettent de créer du mouvement pour construire notre histoire et je vous propose de les voir ensemble à travers des exemples de documentaires.

Histoire linéaire

Le premier documentaire qui me vient en tête pour illustrer l’histoire linéaire, c’est « Free Solo », où on suit Alex Honnold dans sa préparation pour escalader le mythique EL Capitan  à Yosemite sans assistance. La moindre erreur, c’est la mort.

Préparez-vous à voir les mains moites en regardant ce documentaire parce qu’il est assez stressant.

On retrouve derrière la caméra Jimmy Chin, photographe d’aventure et alpiniste que l’on ne présente plus.

L’histoire linéaire, c’est la manière la plus classique de raconter une histoire avec un début, un milieu et une fin.

Comme je vous l’ai expliqué au début de cet article, on suit un seul personnage du début à la fin.

Le principe est simple. On focus sur un héros dans l’évolution de son parcours. Les spectateurs sont témoins de la manière dont le héros va procéder pour arriver à accomplir son objectif et dans sa quête du désir.

En nature, on peut assimiler l’histoire linéaire avec un chemin ou en route. On retrouve ce processus d’histoire linéaire dans la plupart des films hollywoodien et documentaires.

Histoire sinueuse

L’histoire sinueuse sa suit un chemin tortueux, sans direction bien définie.

On retrouve ce genre de storytelling dans la plupart des documentaires liés à des groupes de musique qui retrace l’évolution des membres du groupe.

Ici, je vous conseille de regarder le documentaire mythique du groupe de rock The Velvet Underground ou plus récemment Hallelujah qui retrace les grandes étapes de la vie et carrière de Léonard Cohen.

Pour ceux qui connaissent un peu Montréal, c’est le portrait de l’homme que l’on retrouve sur l’un des murs de la ville et que le voit depuis le fameux Belvedere Kondiaronk.

Histoire en spirale

Il y a un documentaire que chaque photographe doit au moins voir une fois dans sa vie: Finding Vivian Meyer.

Considéré par beaucoup comme la plus grande photographe de rue.

Le concept d’histoire en spirale et de tourner en rond autour d’un événement. À chaque fois qu’on fait un tour, la compréhension que l’on se fait du sujet s’approfondit et commence à changer.

Au fur et à mesure que l’on avance à travers les multiples couches, on se rend compte que l’histoire parle de quelque chose de totalement différent de ce que l’on pensait au départ.

Histoire en ramification

Chaque branche représente ici une mini histoire que l’on peut explorer.

Pour illustrer ça, on a Some Kind of Heaven où l’on s’attarde sur le portrait de 4 personnages qui essaient de trouver le bonheur au sein du plus grand village pour vieux en Floride.

Ce n’est pas n’importe quel village, c’est le paradis des vieux.

Je ne vous en dis pas plus. Allez le voir, c’est une pépite.

Histoire explosive (non linéaire)

L’histoire explosive ou non linéaire ou lon retrouve de multiples chemins connectés simultanément.

Techniquement parlant, ce type d’histoire n’existe pas vraiment parce qu’il faudrait raconter tous les éléments en même temps. Mais on ne peut pas donner l’apparence simultanée parce qu’on doit raconter une chose après une autre.

En documentaire et en film, on utilisera donc la technique du cross cut. Ça permet de montrer l’apparence que certaines actions se passent simultanées.

Retrograde fait partie pour moi de cette catégorie, même si il est à mélanger avec de l’histoire linéaire. C’est pour moi l’un des documentaires les plus cinématographiques que j’ai eu l’occasion de voir.

L’histoire parle des neuf derniers mois de présence de l’armée américaine sur le sol afghan. On suit à la fois certains personnages de l’armée américaine, mais surtout, on suit le plus jeune général de l’armée afghanne qui va être en charge de maintenir l’ordre dans son pays après le départ des Américains.

Si vous voulez aller plus loin, je vous conseille fortement le livre de John Truby qui explique justement les fondements du storytelling. C’est beaucoup plus cinématographique et basé sur le cinéma et sur les films en général, mais ça explique très bien la manière de construire l’histoire dans le détail.